Wednesday, March 16, 2005

 

#133

Inauguration du nouveau musée de Yad Vashem
La cérémonie à l’occasion de l’inauguration du nouveau musée de Yad Vashem a commencé mardi soir, à 18h15, au son de la Hatikva, l’hymne national israélien, en présence d’une quarantaine de chefs d’Etat et de dirigeants du monde entier. Elle est animée par Alex Hansky et Anat Dolev qui lisent des textes portant sur le thème de la Shoah.
Près de 1700 personnes, pour la plupart des rescapés de la Shoah, assistent également à cet événement solennel. Le directeur de Yad Vashem, Avner Shalev, a pris la parole le premier pour expliquer la raison d’être de ce nouveau musée. Il a rappelé que ses grands parents ont été massacrés dans les camps de la mort nazis. Il a souligné l'importance du témoignage pour les générations futures et a précisé que les rescapés ont construit l'Etat d'Israël. Il a ensuite remercié tous ceux qui l'ont aidé à édifier ce nouveau bâtiment.
Son discours a été suivi par celui du président de l’Etat. Moché Katsav a estimé que la Shoah avait transformé le monde et a souligné l’importance de la commémoration de cette tragédie humaine pour les générations futures, avec les nombreux témoignages des rescapés et les photos terrifiantes de cette période terrible de l’histoire du peuple juif. Il a rappelé que des communautés juives florissantes avaient totalement disparu, massacrées par les nazis.
Après lui doivent prendre la parole le Premier ministre Ariel Sharon, la ministre de l’Education Limor Livnat, l’ancien président de la Knesset Shévah Weiss, le prix Nobel de la Paix Elie Wiesel et le secrétaire général de l’Onu Kofi Annan.
Avner Shalev a souligné, avant la cérémonie, l’importance de cet événement, saluant la présence des personnalités étrangères qui, en acceptant son invitation, ‘’reconnaissaient la place centrale qu’occupait ce musée dans la mémoire du peuple juif et manifestaient ainsi leur volonté de lutter contre l’antisémitisme’’.
Les délégations étrangères ont été reçues dans l’après-midi par le président de l’Etat Moché Katsav, en présence du ministre des Affaires étrangères Sylvan Shalom et de la ministre de l’Education Limor Livnat. Le président de l’Etat Moché Katsav a alors coupé solennellement le ruban placé à l’entrée du nouveau bâtiment.
Elie Wiesel : "Les juifs ont été tués en tant que juifs, uniquement pour cela"
Après le Président de l'Etat Moché Katsav est venu le tour d’Ariel Sharon. Pour son allocution, le Premier ministre a choisi, de raconter l'histoire d'une mère de famille juive, Esther, polonaise ayant émigré à Paris, déportée en 1942, après son mari et avant que son tout jeune fils, Richard, ne soit également victime des nazis. Cette femme dont la seule trace est un vêtement rouge exposé dans la nouvelle exposition de Yad Vashem, a pu écrire du train qui la menait vers Auschwitz une carte postale à ses proches, quelques mots poignants qu’a choisi de lire Ariel Sharon. Le Premier Ministre a également affirmé : "L’Etat d’Israël est le seul endroit où les juifs ont le droit de se défendre par eux même." Ariel Sharon a terminé en rappelant :"Plus jamais ça !"
Le Secrétaire Général de l’ONU, Kofi Annan a quant à lui remercié le gouvernement israélien et la direction de Yad Vashem de l’avoir convié à Jérusalem pour cette inauguration. Kofi Annan a rappelé que l’organisation qu’il dirige était également née des cendres de la Shoah et que les nobles buts qui lui avaient été assignés à sa création émanaient de l’horreur de la tragédie auquel le Monde avait assisté.
Puis la ministre de l'Education, Limor Livnat, a déclaré, lors de son discours, qu'il nous était interdit d'oublier que l'antisémitisme relevait à présent la tête. Elle a de plus affirmé que le musée de Yad Vashem venait rappeler au monde l'importance du sionisme, de l'Etat d'Israël et de sa capitale Jérusalem, "de l'Etat d'Israël qui a été créé pour constituer une maison pour le peuple Juif, pour s'assurer que la Shoah ne revienne jamais."
Enfin le Prix Nobel de la Paix, l’écrivain Elie Wiesel, lui même rescapé de la Shoah, a tenu à souligner l’importance du souvenir. S’adressant aux autres rescapés de la Shoah présents lors de la cérémonie d’inauguration, Wiesel les a enjoint de ne pas s’enfermer dans le silence. Se tournant vers une image murale représentant des photos d’époque, Elie Wiesel a avoué ne pas toujours avoir l’audace de regarder, de peur de ne découvrir un visage familier. "Si les juifs ont été assassinés", a-t-il déclaré depuis l’estrade, "c’est uniquement parce qu’ils étaient juifs et pour nulle autre raison." Puis interpellant ses auditeurs :"Est-il arrivé une seule fois une telle chose dans l’Histoire ?" Elie Wiesel a conclu ses propos en déclarant que "nous avons décidé de raconter car nous désirons un monde meilleur. Cela seulement… Et enseigner, et se souvenir."
Le nouveau musée de Yad Vashem ouvrira ses portes au public le 27 mars 2005.
Jean-Pierre Raffarin à Yad Vashem
40 chefs d’Etat et personnalités politiques sont censés participer à l’inauguration du nouveau musée du mémorial Yad Vashem dédié à la Shoah à Jérusalem mardi après-midi. Parmi eux, le Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin, venu pour deux jours. C’est la première visite d’un chef du gouvernement français en Israël depuis celle de l’ancien Premier ministre Lionel Jospin en 2000.
La presse française s’est fait l’écho de ce séjour en Israël, rappelant le contexte diplomatique tendu entre Israël et la France, suite aux déclarations du Premier ministre Ariel Sharon sur la politique pro arabe du gouvernement français.
Jean-Pierre Raffarin a été reçu mardi matin par Ariel Sharon. Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères israélien a déclaré que Jérusalem était très sensible à la venue du Premier ministre français aux cérémonies d’inauguration de Yad Vashem, soulignant l’attitude des autorités françaises qui veulent
en découdre avec l’antisémitisme.
«Une attaque contre un Juif est une attaque contre la France elle-même », a rappelé Jean-Pierre Raffarin dans la forêt de Roglit près de Jérusalem où ont été plantés des arbres à la mémoire des 76 000 Juifs français exterminés par les nazis. Il a réaffirmé la volonté de la France de lutter avec détermination contre l’antisémitisme. Le Premier ministre est accompagné de l’ancienne ministre Simone Veil, de Serge Klarsfeld, le président de l’association Les fils et filles déportés juifs de France, de l’archevêque de Paris Jean-Marie Lustiger.
La France et Israël semblent décider à réchauffer mutuellement des relations en dents de scie depuis quelques mois. Les Affaires étrangères israéliennes ont d’ailleurs félicité la France pour ses positions fermes envers la Syrie et l’Iran.
Une visite obligatoire à Yad Vashem pour les écoles
Le leader du groupe parlementaire du Parti national religieux, le député Zevouloun Orlev, a présenté ce soir une proposition de loi obligeant les établissements scolaires du pays à organiser pour leurs élèves des visites à Yad Vashem. D’après ce projet, chaque élève israélien devra avoir effectué une visite au musée de la Shoah au moins une fois au cours de sa scolarité. Orlev a rappelé qu’à l’heure actuelle, seulement la moitié des écoliers s’était rendue à Yad Vashem. Il a estimé cette situation absurde, soulignant que d’après la loi, le souvenir de la Shoah devait faire partie intégrante de l’enseignement prodigué dans les écoles israéliennes.


Communiqué de presse Hippocampe UNEF UEJF
Le surprenant voyage de Gilles Guyot
Nos associations se félicitent de la visite de Guy Lavorel, Président de l’Université Jean Moulin-Lyon 3, à l’inauguration du mémorial de Yad Vachem (Israel). Après « l’affaire Gollnisch », nous espérons que cette démarche positive s’inscrit dans la logique de rénovation que nous espérons tous à Lyon 3.
Cependant, nous avons appris avec stupeur la présence de Gilles Guyot, ancien président de l’Université Jean Moulin-Lyon 3, dans la délégation de notre université qui s’est rendue hier au mémorial de Yad Vachem. Nous considérons que la présence de Gilles Guyot au sein de cette délégation est tout à fait inopportune eu égard aux rappels suivants :
Gilles Guyot, président de l’Université Jean Moulin-Lyon 3 de 1997 à 2002 n’a jamais désavoué l’Institut d’Etudes Européennes, « institut racialiste » au sein desquels officiaient Jean Haudry (auteur du Que sais-je ? sur les Indo-européens) et Jean-Paul Allard (président du jury de la thèse négationniste d’Henri Roques). Alors qu’une mission d’experts diligentée par le Ministre de l’Education Nationale de l’époque, Claude Allègre, avait rappelé que l’Institut d’Etudes Indo-européennes n’avait « rien de scientifique » et « pas sa place » dans les murs de Lyon 3, Gilles Guyot déclarait devant le Conseil d’administration de Lyon 3 qu’ « on ne peut pas accuser à travers ce rapport d’expertise ceux qui en ont fait partie d’avoir dérivé de quelque manière que ce soit "
. Gilles Guyot n’a d’ailleurs jamais saisi la section disciplinaire de Lyon 3 à l’encontre de Jean-Paul Allard. La même année, l’Université de Lyon 3, Gilles Guyot à sa tête, accorde l’éméritat à Jean Haudry (co-fondateur de l’Institut d’Etudes Indo-Européennes) et recrute Isabelle Rozet-Grazioli, connue pour ses publications dans des revues d’extrême-droite, proche de la Société Internatioanle d’Etudes Indo-Européennes et dont l’époux « a tenu une librairie d’extrême-droite à Nancy. Isabelle Rozet et Gilles Guyot ont fondé une association para-universitaire à Lyon 3, le Faculty Club.
La Chambre Régionale des comptes indique, le 5 avril 2001, à propos des publications de la Société Internationale d’Etudes Indo-européennes qu’ « il y a bien eu volonté délibérée de faire régler cette dépense par l’Université en lieu et place de la Société Internationale d’Etudes Indo-Européennes » et que, « lors de l’entretien final avec le rapporteur, le président de l’Université [Gilles Guyot] a indiqué avoir été informé très récemment de cette demande de règlement ». Le commissaire conclut que « cette affirmation est peu crédible, en effet, d’une part le mandat a été émis par les services de la Présidence, d’autre part les allégations sur le certificat administratif visant à induire en erreur le comptable, ont été rédigées en son nom par le secrétaire général »
.
Sous la présidence de Gilles Guyot, en mars 2001, l’africaniste Bernard Lugan a été promu, au grade de Maître de Conférence Hors Classe alors que cet enseignant est, comme le précise le rapport de la commission Rousso « très isolé dans sa propre communauté scientifique »
et qui « s’est fait connaître en chantant La Coloniale[chanson raciste et sexiste] devant ses étudiants, avec un casque sur la tête et un fouet à la main ». Gilles Guyot précise à l’époque que Bernard Lugan « n’est pas d’extrême-droite» et est « l’un des meilleurs spécialistes de l’Afrique » .
Gilles Guyot n’a eu de cesse d’attaquer en justice nos associations, qui luttent contre le négationnisme et le racisme à Lyon 3 depuis des années.

Gilles Guyot a reçu en 2002 des mains de Raymond Barre (« soutien » récent de Bruno Gollnisch) une légion d’honneur très contestée. Au sortir de la cérémonie, Gilles Guyot avait tenu à saluer les associations anti-négationnistes manifestant devant l’Université d’un geste obscène et indigne d’un universitaire.
Nos associations s’interrogent par ailleurs quant à la concomitance du voyage de Gilles Guyot à Yad Vachem, la publicité de ce voyage par voie de presse et sa candidature à la tête du réseau national des I.A.E.
Hippocampe
Contact : Stéphane Nivet
06 86 78 17 28
UNEF
Contact : Romain L'Huillier
06 77 19 07 15
UEJF
Contact : Arthur Dreyfuss
06 20 69 79 72


La Cour de cassation a annulé un arrêt de la cour d'appel de Paris qui avait relaxé Dieudonné pour des propos visant les juifs dans une interview au magazine Lyon Capitale publiée en novembre 2003. Dieudonné y avait notamment affirmé que « les juifs, c'est un secte, une escroquerie, c'est une des plus graves parce que c'est la première ». Il devra être rejugé en appel pour ses propos controversés.
Dans son portrait, publié dans Libération, Kofi Yamgnane, élu breton et ancien secrétaire d'Etat à l'Intégration sous Mitterrand, déclare à propos de la thèse de Dieudonné : «La mentalité des Africains, confie-t-il, pas politiquement correct pour un sou, c'est de dire : on nous doit !» La traite négrière, la colonisation, les travaux forcés, l'enrôlement dans les guerres de la République française : le passif et les non-dit pèsent de plus en plus lourd entre l'ancienne puissance coloniale et les Africains, ici et là-bas... «Mais ce n'est pas en minorant la souffrance des Juifs que nous allons faire avancer notre cause», juge-t-il.
Dans une interview accordée à Charlie Hebdo, Gaston Kelman, urbaniste, militant, dénonce le fait que « les noirs se complaisent trop souvent dans leur rôle de victime ». A la question : Dieudonné a-t-il le mérite de soulever un problème ?, il répond : « Dieudonné a le mérite de dire n'importe quoi » ajoutant : « Avec l'affaire Dieudonné, j'ai pris conscience de la profondeur des dégâts, de la quantité de Noirs de tous âges pensant qu'ils étaient dans le vrai, quêtant un bourreau pour justifier leur malheur. (Le Figaro) ; (Libération) ; « Je suis noir, je n'aime pas le manioc et je ne suis pas l'indigène de la République (Charlie Hebdo
http://www.crif.org/index02.phptype=revue_de_presse&id=4467&menu=4






This page is powered by Blogger. Isn't yours?